Mathilde CARRÉ, étudiante en 2ème année de Master de Géographie à l’Université de Caen-Normandie, a réalisé son stage de fin d’études dans l’équipe d’Avril à Septembre 2017. Encadrée par Marie-Anne Germaine et accueillie à l’Université Paris Nanterre, elle a réalisé une étude des chemins de randonnée dans la vallée de la Sélune à l’échelle de la Communauté d’Agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie. Son travail a consisté à :
- inventorier l’offre de cheminements (cartographie et inventaire des topoguides),
- identifier l’ensemble des acteurs intervenant dans la gestion des chemins de randonnée,
- à analyser la valorisation du réseau de sentiers,
- et à enquêter les usagers des chemins (locaux et visiteurs) sur le terrain (65 personnes).
- Plusieurs catégories de chemins
La vallée de la Sélune est peu accessible en voiture de par sa topographie (vallée encaissée). Ni les lacs ni la rivière ne sont longés par une route. Les ponts offrent en revanche des points de vue sur la rivière (pont de Signy, pont de Montmorel, pont du Bateau, ponts de Pontaubault) ou les lacs (Pont de la République, Pont des Biards, Pont de Dorière).
En revanche, le randonneur, le cycliste ou même le cavalier peuvent découvrir la vallée en empruntant des chemins. Ces derniers permettent d’accéder à 59% du linéaire du cours d’eau et des lacs, offrant de nouveaux points de vue . Les circuits locaux allant au bord de la Sélune ou des lacs se répartissent pour les deux tiers à proximité des lacs contre seulement un tiers longeant le cours d’eau. On constate par ailleurs une emprise des chemins plus forte sur la rive droite que sur la rive gauche.
Ces chemins sont de nature variée :
- les sentiers de Grande Randonnée sur le littoral
La Communauté d’Agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie renferme un réseau dense de chemins dont une partie est concentrée sur le littoral et en particulier sur la baie du Mont Saint-Michel. Il s’agit de sentiers de Grande Randonnée gérés par la Fédération Nationale de Randonnée : le GR 223 (dit sentier des Douaniers) reliant Carentan au Mont Saint-Michel (430 km) et le GR 22 de Lonlay l’Abbaye au Mont Saint-Michel (130 km) qui passe lui au nord de la Sélune. Situés à proximité de la Sélune, ils constituent une entrée possible vers la vallée via l’estuaire et Pontaubault pour le GR 223 ou via les terres pour le GR 22. Très réputés, ils ont accueilli jusqu’à 45 000 personnes en 2014 (source : Maison du littoral de Ploumanac’h).
- la Véloscénie
La Véloscénie est un itinéraire destiné aux cyclistes qui propose 450 km de pistes cyclables depuis Paris jusqu’au Mont-Saint-Michel. Les deux dernières étapes sont proches de la Sélune : Saint-Hilaire-du-Harcouët jusqu’à Ducey, puis Ducey jusqu’au Mont Saint-Michel. Ces étapes empruntent en fait la voie verte. Une halte a été aménagée récemment dans le bourg d’Isigny-le-Buat pour accueillir des cyclistes.
- la Voie Verte
La voie verte a été aménagée en 1990 après le rachat par le département des anciennes voies ferrées de Normandie. La restauration de ces voies en large sentier (plus de 3 mètres) recouvert d’un revêtement de sable compact permet le déplacement en toute sécurité de différents types d’usagers (cycliste, piéton, cavalier, …). Réservée aux déplacements non motorisés, elle est appréciée des familles avec de jeunes enfants (poussettes, vélo, …) et est très fréquentée par les locaux. Elle relie Ducey et Saint-Hilaire-du-Harcouët sans suivre la Sélune puisqu’elle passe bien plus au nord sans offrir de vues sur la rivière ou les lacs.
- les véloroutes
De petites boucles pour les cyclistes (VTC) sont mises en place en alternant des portions sur la voie verte et sur des routes peu fréquentées. A la différence de la voie verte qui offre un paysage principalement fermé (chemin creux ou entouré d’arbres), les véloroutes offrent des points de vue sur la vallée et surtout sur le Mont Saint-Michel et sa baie.
- les circuits locaux
A la fin des années 1980, les collectivités (communes, intercommunalités) ont mis en place des boucles de randonnée dont les itinéraires sont inscrits dans des topoguides ou fiches vendus dans les offices de tourisme. Ces circuits empruntent des tronçons de chemins ruraux – propriété communale – en terre (7%), mais reposent principalement sur des tronçons routiers peu fréquentés (81%). Certains empruntent une portion de la voie verte. Ces boucles présentent une grande diversité (revêtement, largeur, pente, …).
- les sentiers non labellisés
Enfin, d’autre chemins communaux ne sont pas labellisés ni intégrés dans une boucle mais peuvent néanmoins être empruntés par des usagers.
Une carte dynamique est accessible ci-dessous. Elle permet de localiser l’ensemble des circuits de randonnée présents dans la vallée de la Sélune et présente les sites d’intérêt les plus visités ainsi que des points de vue accessibles depuis les chemins.
Les réformes territoriales récentes ont reconfiguré les découpages des collectivités locales dans le Sud Manche entraînant de nombreux transferts de compétences notamment en ce qui concerne la gestion des chemins de randonnée.
Quatre volets sont distingués :
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- la création des chemins
- l’entretien des chemins
- le balisage des chemins
- la promotion et la valorisation du réseau de chemins
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L’organigramme ci-dessous montre la diversité des acteurs intervenant depuis l’échelle départementale (Conseil Départemental surtout) jusqu’à l’échelle locale (commune). La communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel Normandie créée en 2017 seulement doit définir dans les deux années qui viennent les compétences qu’elle assumera parmi lesquelles la gestion des chemins devrait figurer. Dans la pratique, de nombreux acteurs interviennent sur plusieurs types d’actions.

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- la création des chemins
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Les collectivités ont la capacité à créer des chemins de randonnée. Pour proposer des boucles de randonnée, une commune peut être amenée à connecter des chemins existants ou plus rarement à créer de nouveaux itinéraires.
À l’échelle du département, les chemins sont enregistrés dans le Plan Départemental d’Itinéraire de Promenade et de Randonnée.
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- l’entretien des chemins
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Les remembrements des années 1960 à 1980 ont transformé les paysages des campagnes normandes et bretonnes et beaucoup de chemins ont disparu avec l’agrandissement des parcelles agricoles. Les chemins ruraux ou agricoles restants ont pour une partie d’entre eux étaient oubliés, abandonnés car ils n’étaient plus utilisés. Certains ont alors disparu.
La commune est responsable de l’entretien des chemins communaux qui peuvent être le support de circuits de randonnée. Les municipalités (ou intercommunalités) peuvent assurer directement cette mission avec leurs services techniques en charge de l’entretien des espaces verts et/ou publics. Elles peuvent également faire appel à une entreprise extérieure.
La multiplication des découpages territoriaux ne facilite pas la mise en place d’un entretien régulier.
Des initiatives locales originales ont cependant récemment vues le jour proposant une alternative pour entretenir les chemins. Portées par des associations (Isigny Running, les Amis du Barrage) ou des élus (Les Biards), des journées “citoyennes” ou “bénévoles” sont organisées : elles réunissent des bénévoles qui, apportant leurs outils, vont participer à des chantiers de débroussaillage des bords des lacs/de la rivière, de nettoyage des chemins, ou encore au balisage de sentiers. Les habitants et usagers prennent eux mêmes en charge l’entretien et la valorisation de leur territoire. Ces journées participent par ailleurs à la création de lien social et permettent à chacun de découvrir les atouts du territoire.
| Organisateurs | Évènements | Participants | Objectifs |
| Isigny Running et comité des fêtes des Biards (associations) | 1 fois par an depuis la 1ère édition du trail de la Sélune en 2013
(15 jours avant pour repérer le parcours, puis le week-end précédent le trail pour nettoyer les chemins pour faciliter le passage des coureurs) |
2013 : une dizaine de personnes
2014 : environ 15 personnes 2015 : idem 2016 : idem 2017 : idem |
Préparer le terrain pour une course organisée par Isigny Running |
| Amis du Barrage (association) |
1 fois par an depuis 2015 | 2011 : début des chantiers de nettoyage du Petit Bois (seulement 4 personnes de l’association)
2015 : environ 70 personnes 2016 : entre 50 et 60 personnes de l’association Mars 2017 : 100 personnes (pour la première fois, appel à d’autres associations – 17 représentées) |
Au départ : nettoyage du Petit bois pour la fête de l’eau organisée chaque année en septembre par l’association (kiosque, etc.) afin de dégager les bords de lac et des points de vue sur l’eau (ronciers, etc.)
A partir de 2015 : nettoyage des chemins abandonnés et poursuite de l’entretien des points de vue sur les lacs dans le but de valoriser la vallée. |
| Mairie Les Biards (journée citoyenne) |
1 fois par an (courant avril) depuis 2015
balisage des chemins, réparation de sections dégradées |
2015 : environ 20 personnes
2016 : environ 15 personnes 2017 : une vingtaine de participants (par groupe de 3 ou 5 par chantier) |
2015 et 2016 : nettoyage des chemins sur le secteur de la commune d’Isigny-le-Buat
2017 : nettoyage des chemins, réparation des sections dégradées, et balisage des chemins à l’aide de cartes, panneaux et peinture Rendre accessible aux promeneurs les chemins, favoriser la découverte des paysages et du territoire pour les locaux et les visiteurs |
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- le balisage
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Pour rendre opérationnel ces chemins de randonnée, il est nécessaire de les cartographier et de les baliser sur le terrain pour permettre aux marcheurs de s’orienter et de se déplacer sans difficulté.
Ce balisage est à la charge du gestionnaire du chemin mais la Fédération Française de Randonnée a élaboré une charte officielle du balisage afin de respecter des normes classiques auxquelles les randonneurs sont habitués.
Un balisage spécifique existe pour les itinéraires labellisés comme la « route des lacs du Sud Manche » (itinéraire automobile depuis l’A84), la voie verte et la vélo-route de la Baie du Mont. Des panneaux métalliques signalent très distinctement ces infrastructures et les distances.

En revanche, les boucles créées par les collectivités locales sont moins bien indiquées. Les chantiers organisés par la commune de Les Biards ont pour but de rendre plus lisibles ces itinéraires. pour cela, les bénévoles ont installé des panneaux fabriqués en bois au lieu de départ des boucles (carte des différents itinéraires, chacun étant différencié par une couleur) et indiqué le parcours à suivre par des flèches de couleur matérialisées à la peinture sur les arbres ou pierres ponctuant le chemin. Cependant, ce balisage est parfois confus car il emprunte différents codes qui ne sont pas harmonisés sur l’ensemble de l’itinéraire, pouvant parfois porter à confusion.



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- la promotion
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À l’échelle départementale, Latitude Manche, agence d’attractivité lancée en mars 2017 et portée par le Conseil Départemental, participe à la promotion des chemins à travers notamment son site internet qui recense l’ensemble des circuits existants.
À l’échelle locale, c’est la communauté d’agglomération Normandie Mont Saint-Michel qui est amené à piloter la valorisation touristique via la mise en place en avril 2017 d’un EPIC (Établissement Public Industriel et Commercial) – correspondant à un grand office de tourisme à l’échelle de la communauté d’agglomération –. Celui-ci a pour but de structurer le développement touristique. Pour son directeur, Hervé Bierjon, arrivé au printemps 2017, les objectifs sont de prolonger la durée de séjour des touristes dans le territoire et de promouvoir une politique évènementielle notamment dans le cadre de la vidange du barrage de Vezins.
Avant ce sont les communautés de communes qui prenaient en charge la promotion des chemins de randonnée. Plusieurs d’entre elles ont édité, avec l’aide du Pays de la Baie, des topoguides recensant les différentes boucles de randonnée à découvrir dans les années 1980-1990. Ces documents sont devenus obsolètes, certains des chemins proposés étant impraticables du fait du manque d’entretien. C’est pourquoi certains offices de tourisme ne les proposent plus. Sur le terrain, la valorisation des chemins de randonnée a débuté dans les années 1980 avec la mise en place des chemins d’interprétation qui permettaient de découvrir la faune et la flore de la vallée autour de la Mazure et au bord du lac de Vezins. Cependant, ces aménagements ont été progressivement abandonnés. La majorité des panneaux ne sont plus lisibles ou en mauvais état. L’information la plus présente sur le terrain aujourd’hui traite de la contestation menée par l’association des « Amis du barrage » sur le devenir des barrages. Les panneaux d’information disposés sur les parkings par exemple n’offrent des renseignements que généraux le plus souvent à l’échelle du département ou du Sud Manche, ce qui ne permet pas de mettre en avant la vallée de la Sélune.
A l’échelle locale, l’organisation d’évènements permet de faire connaître les chemins : c’est le cas du trail de la vallée de la Sélune organisé par l’association Isigny Running depuis 2013 chaque année en avril.
À l’inverse, à une échelle plus large, que nous avons appréhendé à travers la lecture des guides de randonnée publiés régulièrement, le secteur de la vallée de la Sélune ne figure pas. Il est souvent occulté par la baie du Mont Saint-Michel et le littoral qui sont bien représentés dans les topoguides nationaux. L’incertitude concernant le devenir des barrages, et des lacs, ne facilite sans do pas la promotion de la vallée.
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- Les enquêtes auprès des usagers des chemins
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Beaucoup d’usagers choisissent de marcher sur tel chemin par habitude ou par facilité (proximité de leur maison) tandis que d’autres ont des pratiques sportives qui les amènent à choisir des chemins de prédilection. Les chemins les plus fréquentés sont localisés à proximité du lac de Vezins. À l’inverse, plus on s’éloigne des lacs et du cours d’eau, plus la fréquentation diminue. Le tronçon qui permet de relier le lieu-dit « La Ville » au « Bois d’Isigny » est le plus fréquenté par les enquêtés. Il offre de nombreux points de vue sur le lac et figure parmi les circuits balisés lors de la journée citoyenne organisée à Les Biards. Les enquêtés apprécient le calme en bordure de lac et de pouvoir observer la nature depuis les bois qui longent le lac.

Seule la voie verte, éloignée des lacs et de la Sélune est très fréquentée. Utilisée par différents types d’usagers, ce tronçon est accessible à tous et protégé des véhicules motorisés interdits. Le principal reproche formulé vis-à-vis de cet itinéraire est son caractère fermé : l’ancienne voie ferrée, isolée, offre très peu de points de vue. La voie verte est en revanche très équipée : nombreux points d’entrée aménagés, parkings, signalisation, … Les aires d’accueil sont cependant parfois excentrées tout comme les commerces. Les usagers évoquent aussi l’absence de bancs pour se reposer. Dans le secteur des lacs, il existe des aires d’accueils secondaires comme la Mazure et le petit bois de Vézins mais le manque de commerces ou de points de restauration est souvent évoqué par les usagers. Ils regrettent également que les points d’accueil soient généralement dépourvus d’informations sur les circuits pédestres (sauf au niveau du parking de la Mazure).
Nous avons demandé aux personnes rencontrées les lieux qu’elles apprécient.
| La Mazure | Situation géographique centrale sur le lac de Vezins mais ales usagers déplorent le manque de services proposés (café, alimentation, location de pédalos, …) |
| Le Petit bois de Vezins | Espace de pique-nique avec point de vue sur le lac et le barrage de Vezins
Zone d’embarcation pour les pêcheurs de carnassiers Lieu de festivité pour les habitants (capacité d’accueil, équipements – toilettes, kiosque, barbecue…) mais aussi zone de repos pour les visiteurs |
| L’Autre Café | Apprécié pour son cadre agréable mais aussi cité pour l’originalité, voire l’excentricité, du lieu (brocante, restaurant, coiffeur, prêt de pédalos, …) |
| Ponts | Points de vue sur la vallée (tous les ponts)
Lieux d’histoire (anciens ponts découverts à l’occasion de la vidange) Pont des Biards : lieu d’observation privilégié des travaux de vidange et de gestion des sédiments sur l’Yvrande depuis mars 2017 |
| Points de vue | Pointe de la Hogue aussi appelée “Carrefour des eaux”
Fieffe au Roy |
| Patrimoine local | le Mont Saint-Michel s’impose comme un lieu incontournable
Cimetière Américain de Saint-James, Usine des Tricots Saint-James, Château de Ducey, Etang du Prieuré à Saint-Hilaire-du-Harcouët |
Conclusion
La vallée de la Sélune dispose d’un réseau dense de chemins. Cependant, celui-ci est peu valorisé et en partie peu entretenu. La reconfiguration des découpages territoriaux a perturbé l’organisation des acteurs en charge de la gestion des chemins qui est en pleine reconfiguration. L’incertitude quant au devenir des barrages bloque quant à elle la mise en place de nouveaux projets dans la vallée. Néanmoins, des initiatives locales portées par des élus ou des associations montrent la volonté des acteurs de terrain de promouvoir ce réseau, de l’entretenir, de le faire connaître et de le faire vivre. Ces journées bénévoles sont souvent par ailleurs l’occasion pour les participants de découvrir leur environnement quotidien ainsi que de nouer des relations entre eux.
Ainsi, la vallée de la Sélune offre un intéressant potentiel : plusieurs points de vue (pointe de la Hogue notamment) mériteraient d’être valorisés. La demande de commerces, et notamment de points de restauration, a été comblée avec l’installation durant l’été d’un restaurateur ambulant « Chez Lulu » au bois de Vezins tous les week-ends. La vidange du lac de Vezins, débutée en mars 2017 et prévue jusqu’à la fin de l’été 2018, pourrait constituer une opportunité pour à la fois faire connaître la vallée et mettre en avant son réseau de chemins comme cela a été expérimenté en Bretagne lors de la vidange du barrage de Guerlédan.
Aujourd’hui, l’information sur la vidange reste discrète mais un panneau a été installé à la fin de l’été au Pont des Biards où de nombreux badauds viennent suivre les travaux sur l’Yvrande. Un passage a par ailleurs été aménagé pour permettre la circulation des piétons à l’écart de la zone de chantier offrant une vue sur les travaux.

L’EPIC a été missionné par les élus pour mettre en œuvre un programme d’animations pendant la vidange mais celui-ci n’a pas encore vu le jour. Seul le cabaret Fantasy, installé à Saint-James, propose un circuit de découverte des lacs en car à des touristes venus à la journée. Plusieurs projets sont néanmoins évoqués : l’organisation de balades semi-nocturnes où l’histoire de la vallée serait racontée, l’installation de panneaux sur la faune et la flore locale, l’aménagement d’un cheminement continu le long de la Sélune …
Comme nous l’avons dit lors de la réunion du 5 Juillet 2017, le programme de recherche est tout à fait disposé à mettre à disposition un certain nombre d’éléments, notamment les clichés de l’Observatoire Photographique du Paysage, qui pourraient servir à la construction d’expositions ou d’outils de valorisation.
Remerciements
Nous tenons à remercier l’ensemble des personnes qui ont accepté d’accorder du temps à Mathilde pour répondre à ses questions et l’accompagner pendant ce stage. Outre les randonneurs rencontrés sur les chemins de randonnée, nous remercions tout spécialement Madame Anne-Marie HARDÉ (maire de Les Biards), Monsieur Roger LEBEURRIER (vice-président des Amis du Barrage), et l’ensemble des techniciens et chargés de missions des collectivités locales, offices de tourisme et du syndicat mixte du bassin de la Sélune qui ont aidé Mathilde pendant le stage (en particulier Monsieur BENOIT, Monsieur BIERJON, Monsieur DOARE, Madame ERMENEUX, Madame JOUE, Monsieur LEROUX, Madame PERIER, Monsieur PIEL).
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Germaine (23 octobre 2017). Les chemins de randonnée dans la vallée de la Sélune. La Sélune. Consulté le 9 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/tyll



A l’occasion d’une recherche internet sur la randonnée autour des lacs; Belle surprise de découvrir ce sujet sur la vallée de la Sélune .
Abandonnée depuis très longtemps par les promoteurs touristiques de la région, elle est pourtant riche de sentiers et de point de vue magnifique!
Abandon est le mot juste, pour preuve les panneaux “velo route de la baie “le long de nos petites routes autour de Vezins qui ne sont répertoriés nulle part !
C’est un abandon total pour privilégier la côte et la voie verte.
Merci d’avoir remédier à cet oubli par ce travail de recherche efficace que d’autre ne font pas !!!
Merci beaucoup pour votre commentaire et très belle randonnée dans la vallée.