Annaïg Oiry, Marie-Anne Germaine et Ludovic Drapier ont écrit un article dans la revue Développement Durable et territoires sur le rôle d’EDF dans l’histoire puis la déconstruction des barrages de la Sélune.
En 2009, dans le cadre des objectifs de restauration de la continuité écologique des cours d’eau, l’État annonce la déconstruction de deux barrages hydroélectriques installés sur le fleuve Sélune (Normandie) : Vezins et La Roche-qui-Boit. L’entreprise edf se trouve alors dans une position ambiguë : chargée de restaurer la continuité écologique, elle doit démanteler des outils de production à une époque où l’État insiste sur la nécessité de développer les énergies renouvelables. L’objectif de cet article est de voir comment ces contradictions se matérialisent chez un acteur industriel et de s’interroger sur l’acceptabilité d’opérations de déconstruction d’infrastructures industrielles, en questionnant les liens entre le territoire d’implantation de l’infrastructure et l’acteur industriel. L’enquête s’appuie sur des entretiens réalisés auprès de la « communauté edf » et sur un travail d’archives. Elle montre que le démantèlement des barrages dessine une acceptation en demi-teinte des personnels edf, malgré la progression des idées environnementales au sein de l’entreprise. Le ressenti du démantèlement diffère selon la proximité de l’acteur au territoire et selon l’attachement à l’outil de travail.
https://journals.openedition.org/developpementdurable/26720
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Germaine (30 mars 2026). Faire face à la déconstruction d’un ouvrage industriel : l’acteur edf et le démantèlement des barrages hydroélectriques de la Sélune (Normandie). La Sélune. Consulté le 9 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/15z0v